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Art Basel à Hongkong ouvre grand les bras aux collectionneurs de la « New Gen »

by News7
Art Basel à Hongkong ouvre grand les bras aux collectionneurs de la « New Gen »



Une œuvre de l’artiste allemand Markus Lüpertz exposée à Art Basel, à Hongkong, le 28 mars 2024. PETER PARKS/AFP Mercredi 27 mars en début d’après-midi, alors que la foire Art Basel avait tout juste ouvert ses portes à quelques milliers de VIP internationaux triés sur le volet (la liste et le nombre exact restent jalousement gardés), les allées étaient déjà pleines d’une foule hétéroclite de happy few, empressés de découvrir ce que les quelque 242 galeries venues de 40 pays avaient choisi de montrer cette année. Le « buzz », comme aiment dire les gens du secteur, semblait bel et bien de retour ; et ce, malgré la relative morosité économique en Chine et à Hongkong. En 2023, les ventes sur le marché de l’art ont augmenté de 9 % en Chine, pour un montant estimé à 12,2 milliards de dollars. La Chine occupe désormais la deuxième place sur le marché mondial de l’art (19 %), derrière les Etats-Unis et devant le Royaume-Uni. Et, selon une vaste étude publiée par Art Basel et son sponsor UBS, c’est à la nouvelle génération de collectionneurs que le marché doit sa résilience. Lire aussi : Article réservé à nos abonnés Hongkong reprend la main sur le marché de l’art asiatique Ajouter à vos sélections « Dans mon cas, c’est ma mère qui m’a suggéré de commencer à collectionner [de l’art contemporain]. Mais c’est aussi une activité que beaucoup de mes amis, des artistes pour la plupart, ont récemment adoptée avec passion, nous déclare Bonnie Chen, l’actrice et top-modèle chinoise devenue réalisatrice, qui déambule d’une galerie à l’autre, au hasard de ce qui attire son regard, aux premières heures de la foire. Cela me semble donc naturel de m’y mettre à mon tour ». Elle mentionne des réseaux très actifs d’artistes, de galeristes et de collectionneurs privés situés tant à Pékin qu’à Shanghaï mais aussi à Chengdu, à Shenzhen… « Beaucoup de jeunes artistes s’échangent leurs tableaux entre eux et plusieurs galeries sont nées de groupes d’artistes qui s’associent », ajoute Silvia Sun, de la galerie Don, de Shanghaï, qui affirme que l’écosystème artistique en Chine est en pleine mutation. Sa plus jeune cliente a 22 ans. Club de jeunes collectionneurs Alice Lin, 27 ans, originaire de Chine continentale, a fait ses études au Royaume-Uni et travaille actuellement dans la finance à Hongkong. Elle est venue à Art Basel avec un petit groupe d’amis au look élégant et décontracté qui la désignent comme la collectionneuse la plus sérieuse d’entre eux. Elle a commencé sa collection avec deux œuvres de Damien Hirst. « Ce n’étaient que des lithographies, précise-t-elle, achetées en ligne. » Depuis, elle a considérablement étendu ses connaissances et son réseau. Elle a même monté avec deux amis un club de jeunes collectionneurs, qui a une antenne à Londres et une à Hongkong, « pour aider les jeunes aspirants collectionneurs à monter une collection avec goût, qualité et potentiel », explique-t-elle devant le stand de la galerie Beijing Commune, établie depuis vingt ans au cœur du quartier artistique 798 de Pékin. Alice Lin fait donc partie de ce que UBS, la banque qui est le sponsor historique d’Art Basel, appelle la « New Gen » (pour « nouvelle génération »), un ensemble forcément hétérogène de nouveaux venus sur le marché de l’art contemporain. Il vous reste 53.81% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.



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