Home News Au Vietnam, le Parti communiste cherche à se prémunir de tout risque de « subversion occidentale »

Au Vietnam, le Parti communiste cherche à se prémunir de tout risque de « subversion occidentale »

by News7
Au Vietnam, le Parti communiste cherche à se prémunir de tout risque de « subversion occidentale »



Le secrétaire général du Parti communiste vietnamien, Nguyen Phu Trong, à l’Assemblée nationale, à Hanoï, le 15 janvier 2024. NHAC NGUYEN/AFP Le Vietnam est engagé dans une dynamique spectaculaire d’ouverture de son économie à l’international. Mais le Parti communiste vietnamien (PCV) entend bien garder un contrôle total sur le pays de 100 millions d’habitants, et se prémunir de tout risque de subversion en provenance de l’Occident. C’est ce que révèle une directive secrète du bureau politique du PCV, le collectif suprême de direction du parti, rendue publique le 1er mars par Project88, une ONG de défense des droits humains au Vietnam basée aux Etats-Unis. Ce document, diffusé le 21 décembre 2023 aux comités du parti du pays, a fait l’objet depuis, de nombreuses références dans les médias officiels. Mais le contenu précis de la directive 24, comme il se doit dans ce système léniniste où le parti, au pouvoir depuis la réunification du Nord et du Sud en 1976, est le seul maître à bord, n’a jamais été révélé avant cette « fuite ». La directive 24 trahit ainsi l’angoisse « sécuritaire » des autorités communistes face aux « nouveaux défis et difficultés pour la sécurité nationale » engendrés par « la profonde et vaste intégration internationale en cours et la mise en œuvre d’accords commerciaux internationaux ». « Activités de sabotage » Le document alerte sur les « risques latents de dépendance envers l’étranger, de manipulation et d’exploitation de certains “sujets sensibles” ». « Les forces hostiles et réactionnaires, poursuit le préambule, ont tiré tous les avantages possibles de [notre] processus d’intégration internationale pour accroître leurs activités de sabotage et de transformation politique interne ; (…) elles créent des connexions, fomentent des mouvements, forment des réseaux et des alliances de soi-disant “société civile”, des “syndicats indépendants”, tout cela préparant le terrain à la formation de groupes d’opposition politique intérieurs. » Cet accès de paranoïa n’a certes rien de surprenant au pays du parti unique : le PCV n’a montré aucune indulgence à l’égard des voix critiques, surtout depuis que l’actuel secrétaire général du parti et véritable numéro un du pays, Nguyen Phu Trong, a consolidé son pouvoir par un troisième mandat en 2021. Mais il se manifeste trois mois après la visite à Hanoï du président américain : Joe Biden avait obtenu, en septembre 2023, la montée en grade du partenariat stratégique entre le Vietnam et les Etats-Unis au niveau de celui du Vietnam avec la Russie et la Chine, ouvrant la porte à un élargissement significatif de la coopération entre les deux pays, notamment en matière de hautes technologies. Il vous reste 63.61% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.



Source link

You may also like