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ce que l’on sait du scandale sanitaire qui secoue le pays depuis mars

by News7
ce que l’on sait du scandale sanitaire qui secoue le pays depuis mars



Au Japon, la liste des décès suspects liés à des compléments alimentaires vient de considérablement s’allonger. Après avoir estimé en avril que quatre personnes étaient mortes à cause de produits contenant de la levure de riz rouge, l’entreprise japonaise Kobayashi Pharmaceuticals a évoqué 76 cas supplémentaires, dans un point d’étape rendu public vendredi 28 juin.En plus de ces cas mortels, 114 personnes avaient été hospitalisées en raison de troubles rénaux après avoir consommé ces produits, selon des chiffres communiqués fin mars par l’entreprise japonaise.Après réception d’un tout premier signalement à la mi-janvier, Kobayashi Pharmaceuticals n’a décidé de communiquer sur le sujet et d’organiser le rappel des produits qu’à la mi-mars. Selon le quotidien Mainichi, plusieurs centaines de milliers de boîtes ont été retirées du marché. Un manque de réactivité jugé « regrettable » par ministre de la santé japonais, Keizo Takemi. Quelques jours plus tard, le président de cette entreprise familiale, Akihiro Kobayashi, s’est excusé « pour la grande anxiété » que l’entreprise a causée. Au total, l’ingrédient a été fourni à 50 entreprises au Japon.Présence d’acide pubéluriqueLes autorités sanitaires japonaises ont lancé leur propre enquête, en parallèle des investigations menées par Kobayashi Pharmaceutical sur trois de ses produits. « Après analyse, nous avons constaté qu’il était possible que les matières premières utilisées pour fabriquer le beni-koji contiennent des ingrédients que notre société n’avait pas l’intention d’inclure », avait alors déclaré l’entreprise japonaise basée à Osaka.L’examen de plusieurs lots de produits rappelés avait permis de déceler la présence d’acide pubérulique, une substance naturellement produite par la moisissure. À ce stade, elle n’a toutefois pas établi de lien clair entre ce composé chimique et le scandale sanitaire en cours, mais promet d’indemniser tous les consommateurs concernés lorsque ce sera chose faite, explique le Japan Times.Un cas potentiel à TaïwanPour le moment, la levure de riz rouge n’est pas pointée du doigt par Kobayashi Pharmaceutical. Loué notamment pour ses vertus digestives, rendues possibles par la présence de molécules appelées monacolines, le « beni koji » est très populaire au Japon. Il est utilisé dans la confection de milliers de produits, dont la pâte miso (pâte de soja fermentée), le saké pétillant, mais aussi des assaisonnements pour salades.Cette levure ancestrale japonaise ne présente toutefois pas que des bienfaits. Déjà en 2019, un article paru dans le British Medical Journal alertait sur les dangers de lésions du foie que pouvait entraîner la consommation de produits à base de levure de riz rouge. Des effets indésirables qui ont d’ailleurs poussé la Commission européenne à prendre des mesures de précautions. Depuis le 1er juin 2022, une nouvelle réglementation visant à limiter l’utilisation de monacolines dans les compléments alimentaires a été introduite. Elle oblige les producteurs à mentionner des précautions d’emploi concernant les dosages journaliers maximums.Autre source d’inquiétudes, le Japon pourrait ne pas être le seul pays à pâtir de ce scandale sanitaire, puisque les produits de Kobayashi Pharmaceutical sont aussi consommés en Chine et à Taïwan. Sur l’île, une femme de 70 ans a été hospitalisée et diagnostiquée d’une insuffisance rénale aiguë le 28 mars dernier. Selon le journal taïwanais The United Daily News, cité par le Japan Times, cette patiente consommait depuis plusieurs années un supplément alimentaire fabriqué par une entreprise taïwanaise qui se fournissant notamment auprès de Kobayashi Pharmaceutical.



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