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En Inde, le premier ministre Modi défié par une nouvelle manifestation de masse des paysans

by News7
En Inde, le premier ministre Modi défié par une nouvelle manifestation de masse des paysans



Des agriculteurs manifestent face à la police près de la frontière de Shambhu (Inde), le 16 février 2024. ALTAF QADRI / AP Des dizaines de milliers de paysans indiens ont commencé une nouvelle marche vers la capitale, baptisée « Delhi Chalo », à l’appel de deux cents syndicats d’agriculteurs. Ils se sont mis en branle avec tracteurs et remorques, mardi 13 février, partis du Penjab, le grenier de l’Inde, et de l’Haryana, avec la ferme intention de bloquer New Delhi. L’histoire se répète : ils avaient déjà campé aux portes de la capitale entre novembre 2020 et novembre 2021, la plus longue grève de l’histoire de l’Inde. Ils avaient regagné leurs champs après avoir obtenu le retrait de trois lois de libéralisation des marchés agricoles. Une immense victoire, remportée à un prix très lourd. Sept cents paysans sont morts durant le siège de la capitale. Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Inde : en renonçant à sa réforme agricole, Narendra Modi cède pour la première fois lors d’un conflit social Ajouter à vos sélections Toutes les promesses n’ont pas été tenues. Le gouvernement avait lancé la création d’un groupe chargé d’examiner la possibilité d’imposer des prix minimum garantis pour les récoltes dans l’ensemble du pays. Mais aucune décision n’a été prise. Cette question est au cœur de la nouvelle marche. Les paysans réclament l’instauration de tarifs minimum pour toutes leurs productions, pas seulement le blé et le riz comme c’est essentiellement le cas aujourd’hui. Ce système permet de protéger les agriculteurs de la volatilité des cours, les pouvoirs publics intervenant lorsque les prix du marché passent en dessous du tarif minimum garanti. « Des années de négligence » Les syndicats demandent aussi une pension de 5 000 roupies (55,8 euros) pour les agriculteurs, un allègement de leur dette et le retrait des poursuites judiciaires engagées lors des précédentes manifestations. Ils exigent enfin que l’Inde quitte l’Organisation mondiale du commerce (OMC), pour se protéger de la concurrence de l’étranger. Leurs revenus ont fondu ces derniers mois, sous l’effet de l’inflation du prix du diesel, des engrais et des pesticides. « A bien des égards, la colère des agriculteurs et la demande de réforme du système des prix minimum sont le résultat d’années de négligence de l’économie agraire, qui a connu une baisse des revenus et des salaires réels », estime dans une tribune publiée par Indian Express, Himanchu, professeur d’économie à l’université Jawaharlal Nehru. La majorité des paysans indiens sont pauvres et possèdent en moyenne 1 hectare de terre, dépourvu d’équipement de base. Leurs difficultés se sont intensifiées sous l’effet du changement climatique. La plupart des exploitations ne sont pas irriguées et les récoltes dépendent des pluies et de la mousson, de plus en plus erratiques. Le taux de suicide très élevé dans la paysannerie reflète l’intensité de la crise. Il vous reste 50% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.



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