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La Corée du Sud s’apprête à suspendre près de 5 000 jeunes médecins en grève

by News7
La Corée du Sud s’apprête à suspendre près de 5 000 jeunes médecins en grève



Des travailleurs médicaux à l’hôpital Severance à Séoul, le 21 février 2024. SOO-HYEON KIM / REUTERS Le gouvernement sud-coréen a annoncé, lundi 11 mars, qu’il avait lancé la procédure pour suspendre les licences de près de 5 000 médecins internes ayant cessé le travail pour protester contre une réforme des études médicales. Le gouvernement « envoie des notifications administratives aux médecins stagiaires ayant défié les ordres de reprise du travail, et au 8 mars, celles-ci ont été adressées à plus de 4 900 » d’entre eux, a déclaré aux journalistes un responsable du ministère de la santé, Chun Byung-wang. Ces notifications sont la première étape avant une suspension administrative de trois mois. Une sanction qui, selon le gouvernement, retardera, en outre, d’au moins un an la possibilité pour ces internes d’obtenir leur qualification de médecin spécialiste. M. Chun a promis que les internes qui reprendront le travail immédiatement ne seront pas sanctionnés. « Le gouvernement tiendra compte des circonstances et protégera les médecins stagiaires s’ils reprennent le travail avant la fin de la procédure administrative », a-t-il déclaré à la presse. Environ 12 000 internes, soit 93 % du total, étaient absents des hôpitaux où ils sont employés lundi, défiant les mises en demeure du gouvernement pour les forcer à reprendre le travail. Cette vague de démissions et d’abandons de poste a commencé le 20 février pour protester contre un projet gouvernemental d’augmenter de 65 % le nombre d’admis dans les facultés de médecine à partir de l’année prochaine, soit environ 2 000 personnes par an. Lire aussi | Grève massive des médecins en Corée du Sud : un chirurgien convoqué par la police, une première Ajouter à vos sélections Des hôpitaux perturbés En vertu de la loi sud-coréenne, les médecins, considérés comme des travailleurs essentiels, ne peuvent pas faire grève. Le gouvernement avait donné aux protestataires jusqu’au 29 février pour reprendre le travail et ordonné une enquête de police sur la mobilisation. Cet arrêt de travail très suivi a perturbé le fonctionnement des hôpitaux, contraints d’annuler des traitements cruciaux et des opérations chirurgicales. Le gouvernement sud-coréen, qui a commencé à mobiliser des médecins militaires depuis lundi, juge indispensable d’augmenter le nombre de médecins pour faire face au vieillissement de la population. Les médecins grévistes, eux, soutiennent que la réforme nuira à la qualité des soins. Mais les partisans du projet estiment que les médecins sont surtout préoccupés par le fait que les réformes pourraient affecter leurs revenus et leur statut social. Selon un récent sondage de l’institut Gallup, organisme sud-coréen, plus de 75 % des personnes interrogées sont en faveur de la réforme, dans un pays où l’accès aux soins est souvent difficile en zone rurale. « Le gouvernement ne renoncera pas au dialogue, a ajouté M. Chun. Le gouvernement respectera et écoutera les opinions de la communauté médicale pour accompagner les réformes médicales. » La semaine dernière, le gouvernement a annoncé des mesures visant à améliorer la rémunération et les conditions de travail des internes, ainsi qu’une révision de la période de travail continue de trente-six heures, un des principaux sujets de mécontentement des médecins en formation. Lire aussi | En Corée du Sud, le gouvernement identifie 8 000 médecins en grève, susceptibles d’être suspendus Ajouter à vos sélections Le Monde avec AFP Réutiliser ce contenu



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