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« La primauté du Parti justifie tous les sacrifices, y compris économiques »

by News7
« La primauté du Parti justifie tous les sacrifices, y compris économiques »



Matthew Pottinger, ancien conseiller Chine de la Maison Blanche, a récemment dressé, dans une tribune, le bilan édifiant de onze années d’épuration sous le pouvoir sans partage du président Xi Jinping : « Six membres du bureau politique, 35 membres du comité central, 60 généraux et probablement plusieurs millions de cadres locaux. » (Financial Times, 9 octobre 2023). De tels événements, souvent perçus comme de simples ajustements techniques, n’ont pourtant rien d’accidentels. Dans la tradition marxiste-léniniste, la primauté du Parti justifie tous les sacrifices, y compris sur le plan économique. Pour défendre le pouvoir absolu du Parti communiste chinois, le président Xi semble prêt à tirer un trait sur quatre décennies de croissance forte. Au cours des années 1920, en Union soviétique, la nouvelle politique économique (NEP) voulue par Lénine libéralisa une économie meurtrie par la guerre civile et la famine et produisit un redressement spectaculaire. Dans la même logique, la politique de « réforme et d’ouverture » de Deng Xiaoping, en 1978, sort l’économie chinoise de l’ornière après les décennies chaotiques du Grand Bond en avant (1958-1962) et de la grande révolution culturelle (1966-1976). La société communiste voit alors l’émergence d’une nouvelle bourgeoisie non communiste, avec les « nepmen » en URSS ou les entrepreneurs privés en Chine, dont le statut est reconnu dans la Constitution en 1988, soit dix ans après l’ouverture de la Chine. En URSS comme en Chine, les entreprises les plus rentables sont souvent à cheval sur les secteurs public et privé ; le chevauchement se traduit souvent par l’érosion du pouvoir du Parti. Le rapprochement entre les nepmen et la nouvelle élite soviétique est considéré avec méfiance par le Parti. « La chasse aux tigres et aux mouches » A la fin des années 1920, Staline, désormais seul maître à bord, stoppe brutalement la NEP ; la Commission centrale de contrôle du Parti engage alors une purge à grande échelle contre la « collusion avec les éléments capitalistes ». En quelques mois, le Parti perd plus de 11 % de ses effectifs. Les entreprises étrangères (allemandes, américaines, anglaises…), autorisées à investir sous la NEP, deviennent des cibles, comme au procès de Chakhty (où des ingénieurs de la ville de Chakhty sont accusés de sabotage au profit des « capitalistes étrangers »), en 1928. En Chine aussi, la méfiance grandit face à la collusion entre l’élite communiste et la nouvelle bourgeoisie privée. Dès son élection, Xi remet en question l’héritage de Deng Xiaoping en inaugurant la politique anticorruption : « La chasse aux tigres et aux mouches. » Il s’agit d’une épuration à l’échelle de toute la société, depuis les membres du gouvernement jusqu’aux « petits » fonctionnaires, des hautes sphères du Parti aux simples adhérents. Les entrepreneurs privés, choyés autrefois par le Parti, sont à présent dans le collimateur : Jack Ma, du groupe Alibaba ; Bao Fan, de China Renaissance ; Chen Shaojie, du groupe Tencent… Il vous reste 50% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.



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