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Les Corées dans l’engrenage d’une crise à l’approche de l’élection présidentielle américaine

by News7
Les Corées dans l’engrenage d’une crise à l’approche de l’élection présidentielle américaine



Lee Sung Joon, porte-parole des chefs d’état-major interarmées de la Corée du Sud, lors d’un briefing à Séoul, le 10 juin 2024. YUN DONG-JIN/YONHAP VIA AP La montée des tensions dans la péninsule coréenne effrite les garde-fous dressés par les deux pays face aux risques de confrontation. Chaque jour ou presque apporte son lot d’incidents, comme en témoigne l’infiltration, dimanche 9 juin dans la zone démilitarisée (la DMZ qui sépare les deux Corées), d’une vingtaine de soldats du Nord, vite repartis sur leur territoire après des tirs de sommation de militaires du Sud. Le même jour, Kim Yo-jong, sœur du dirigeant, Kim Jong-un, et maîtresse des horloges diplomatiques à Pyongyang, menaçait le Sud de « nouvelles représailles » s’il ne « cesse pas immédiatement ses actes de confrontation ». Séoul venait de réactiver les haut-parleurs géants diffusant à plein volume en direction du Nord des actualités du monde et de la K-pop. Le Sud répliquait ainsi à un nouvel envoi, par Pyongyang, de ballons chargés de détritus. Ces vieilles ficelles de la « guerre psychologique » engagée pendant la guerre de Corée (1950-1953) sont activées au rythme des montées en tension entre les deux voisins, comme c’est aujourd’hui le cas. Cette nouvelle escalade inquiète jusqu’à Washington, qui craint une « surprise d’octobre » – une provocation plus grave de la part de Pyongyang, susceptible d’affecter l’élection présidentielle aux Etats-Unis, le 5 novembre. Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Entre les deux Corées, la guerre des ballons est relancée Ajouter à vos sélections Les échanges de ballons de propagande avaient été suspendus dans la foulée du rapprochement, amorcé en 2018 et marqué par la déclaration de Pyongyang signée par le dirigeant Kim Jong-un et le président Moon Jae-in (2017-2022), qui établissait, entre autres, des zones tampons et prévoyait le démantèlement d’installations militaires le long de la DMZ. Il s’agissait alors d’« éviter les accrochages involontaires ». La détente n’avait pas duré : après l’échec du sommet américano – nord-coréen en février 2019, sous la présidence de Donald Trump, le Nord avait repris ses provocations. Le rythme s’est accéléré après l’attaque, en 2022, de l’Ukraine par la Russie, ardemment soutenue par la Corée du Nord, au point d’alimenter en munitions diverses l’armée russe, selon Washington, et de soutenir l’annexion des territoires ukrainiens par Moscou. Abandon de l’objectif d’une réunification pacifique La même année, élu sur un programme de fermeté face au Nord, le président conservateur, Yoon Suk Yeol, a mis fin à la politique de rapprochement amorcée par son prédécesseur. En novembre 2023, Pyongyang a annoncé qu’il allait « reprendre toutes les activités militaires dans la zone démilitarisée », invalidant de fait la déclaration de 2018. Il vous reste 69.69% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.



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