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L’ONU prône la réintégration de l’Afghanistan des talibans au sein de la communauté internationale

by News7
L’ONU prône la réintégration de l’Afghanistan des talibans au sein de la communauté internationale



Le ministre taliban des affaires étrangères, Amir Khan Muttaqi, lors de la Conférence internationale sur la Palestine, à Téhéran, en Iran, le 23 décembre 2023. WANA NEWS AGENCY / VIA REUTERS Quitte à déplaire, l’ONU prône le compromis pour réintégrer au sein de la communauté internationale un régime taliban afghan honni et mis au ban depuis son retour au pouvoir le 15 août 2021. Le 30 juin, à la tête d’une coalition de vingt-cinq pays, les Nations unies recevront, à Doha, au Qatar, les chefs islamistes pour acter l’ouverture d’une nouvelle ère de coopération. C’est l’aboutissement de près d’un an d’efforts diplomatiques et de concessions, qui ont fini par déplaire à certaines capitales occidentales, dont Paris, Berlin et Washington. Des états d’âme qui n’ont pas empêché ces mêmes pays de nouer des relations proches, en secret, avec les talibans sur le terrain sécuritaire. Cette séance de réconciliation n’était pas gagnée. Tout débute, à Doha, les 30 et 31 juillet 2023, là même où les islamistes et les Etats-Unis avaient signé l’accord de retrait, le 29 février 2020, des soldats américains d’Afghanistan. Des conditions « pas acceptables » Le processus démarre après la brutale rupture du dialogue entre Américains et talibans, fin 2022, après l’annonce, par les islamistes afghans, de nouvelles mesures excluant les femmes de l’espace publique et de l’accès au savoir. Le dialogue reprend, mais, après plusieurs rencontres, c’est au tour des talibans, en février, de rompre les discussions pour dénoncer les recommandations faites, en novembre 2023, par l’ONU. Lire aussi : Article réservé à nos abonnés Les Etats-Unis renouent le contact avec les talibans lors d’une réunion à Doha Ajouter à vos sélections L’organisation internationale prévoyait, en effet, de créer un « envoyé spécial pour l’Afghanistan ». L’idée est refusée par les talibans, au motif que cela serait une atteinte à leur souveraineté, et que ce rôle est déjà assumé par le chef de la Mission d’assistance des Nations unies en Afghanistan (Manua), dont le mandat a été renouvelé, à deux reprises, en 2023 et 2024, par le Conseil de sécurité. De même, ils contestent l’invitation, par l’ONU, à Doha, de représentants de la société civile afghane, dont certains mouvements de défense des droits des femmes. Les islamistes estiment qu’ils n’ont pas à être ravalés au rang de membres de la société civile. Enfin, ils veulent que le secrétaire général de l’ONU assiste, en personne, à la rencontre finale à Doha. Dans un communiqué, les Nations unies assurent, dans un premier temps, que les conditions posées par les talibans « ne sont pas acceptables ». Mais, début juin, elles finissent néanmoins par les accepter en contrepartie du retour des islamistes afghans à la table des discussions. Il n’y aura donc pas d’« envoyé spécial pour l’Afghanistan », pas plus que de présence de société civile. En revanche, le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, n’assistera pas à l’événement. Il vous reste 60.53% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.



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