Home News En Corée du Sud, les « no kids zones » fleurissent dans les cafés et les restaurants

En Corée du Sud, les « no kids zones » fleurissent dans les cafés et les restaurants

by News7
En Corée du Sud, les « no kids zones » fleurissent dans les cafés et les restaurants



LETTRE DE SÉOUL Un panneau « No Kids Zone », installé devant un café à Gimpo (Corée du Sud), le 19 juillet 2023. JUNG YEON-JE / AFP Si la société sud-coréenne souffre d’une natalité en berne, ce n’est pas un hasard : la simple présence des enfants la fatigue. Pour preuve, les nombreuses enseignes qui refusent leur entrée aux plus jeunes. « Au début, nous avions des sièges pour bébé, mais il y a eu trop de problèmes. Les plus petits criaient, jetaient la nourriture, refusaient de la manger. Leur comportement pouvait gêner les autres. Or nos prix sont assez élevés et les clients attendent un service à la hauteur », explique Iyo Iyo (un nom d’emprunt), la représentante d’un restaurant de sushis plutôt chic du cœur de la capitale. Comme des centaines d’autres, l’établissement n’accepte pas les enfants. La mention « no kids zone » apparaît même sur son menu. Cette tendance va croissant en Corée du Sud, où l’Institut de recherche de Jeju a recensé 542 « no kids zones ». Une carte créée par des internautes sur Google en recense 459. Le phénomène inquiète dans un pays où la démographie décline et où les zones interdites concernent de plus en plus de catégories de la population. Min-ah Lee, sociologue de l’université Chung-Ang de Séoul, y voit « une tendance croissante à l’exclusion entre les groupes, et un refus grandissant de comprendre l’autre ». Problèmes de responsabilité légale Les premières zones sans enfants dateraient du début des années 2010 et seraient avant tout liées à des problèmes de responsabilité légale. Un incident dans un restaurant est d’abord imputé au propriétaire. En 2013, le tribunal de Pusan a condamné un restaurateur à verser 41 millions de wons (28 700 euros) à une famille. Un serveur avait accidentellement renversé de l’eau bouillante sur un enfant de 10 ans qui l’avait percuté alors qu’il courait vers une salle de jeu aménagée dans l’établissement. Entre 2018 et 2023, 2 943 accidents liés à la sécurité des enfants se sont produits dans des hôtels et des restaurants, selon l’Agence coréenne de la consommation. A chaque fois, les gérants ont été condamnés. Selon une enquête publiée en décembre 2023 par le ministère de la santé, 68 % des propriétaires de cafés et restaurants justifient le choix de refuser les enfants par le « fardeau excessif de la responsabilité ». La raison passe bien avant les autres, comme un menu non approprié pour les enfants – trop épicé par exemple –, un manque de place ou la crainte de chahut perturbant les autres clients. La question suscite de vifs débats, car la Corée du Sud vit un déclin démographique accéléré, avec un taux de fécondité à 0,72 enfant par femme en 2023 (1,68 en France). « Les enfants sont naturellement immatures et apprennent les bonnes manières au contact des autres. Les “no kids zones” reflètent la culture d’une société qui ostracise les enfants et leur famille », déplore Yong Hye-in, élue du Parti pour un revenu minimum, petite formation progressiste. Il vous reste 48.39% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.



Source link

You may also like

En Corée du Sud, les « no kids zones » fleurissent dans les cafés et les restaurants * En Corée du Sud, les « no kids zones » fleurissent dans les cafés et les restaurants | En Corée du Sud, les « no kids zones » fleurissent dans les cafés et les restaurants | En Corée du Sud, les « no kids zones » fleurissent dans les cafés et les restaurants | En Corée du Sud, les « no kids zones » fleurissent dans les cafés et les restaurants | | En Corée du Sud, les « no kids zones » fleurissent dans les cafés et les restaurants | | En Corée du Sud, les « no kids zones » fleurissent dans les cafés et les restaurants | En Corée du Sud, les « no kids zones » fleurissent dans les cafés et les restaurants