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Une journaliste du « South China Morning Post » disparue en Chine

by News7
Une journaliste du « South China Morning Post » disparue en Chine



Minnie Chan, journaliste spécialisée dans les questions de défense et de diplomatie pour le grand quotidien anglophone de Hongkong, le South China Morning Post (SCMP), est présumée disparue alors que ses amis et collègues sont sans nouvelle d’elle depuis près d’un mois. Elle s’était rendue de Hongkong à Pékin fin octobre pour couvrir le dixième forum de défense « Xiangshan ». Cette conférence internationale est organisée depuis 2006 par l’Académie des sciences militaires de l’armée de libération populaire (ALP) et l’Institut chinois d’études stratégiques internationales (CIISS), un think tank réunissant d’anciens haut gradés chinois. Son dernier papier publié date du 2 novembre. « C’était censé être un voyage très court, indique au Monde une journaliste du SCMP. Nous sommes tous très inquiets au journal, d’autant que la direction a attendu que l’information soit publique pour en parler en interne. Avec les gens qui travaillent chez eux certains jours, il est plus difficile de se rendre compte que quelqu’un n’est pas à son bureau, mais ses collègues immédiats, et notamment ses éditeurs basés à Pékin, ont dû se rendre compte tout de suite du problème. » Inquiétude La journaliste, mère de deux enfants, « est devenue injoignable » depuis plusieurs semaines selon ses amis, cités par l’agence japonaise Kyodo vendredi. « L’Association des journalistes de Hong Kong est très inquiète à propos de la sécurité de Minnie Chan et demande au South China Morning Post d’en savoir plus » a déclaré l’association dans un communiqué vendredi. Le porte-parole de Reporters sans frontières (RSF) s’est également déclaré « extrêmement inquiet ». « En Chine cela devient une habitude de la part de la police ou des services secrets d’arrêter des journalistes et d’exercer des pressions sur les familles et sur les employeurs pour ne pas le faire savoir », a déclaré au Monde Cédric Alviani, directeur du bureau Asie Pacifique de RSF à Taipei. « Je prie pour Minnie Chan, mon amie et ancienne collègue au SCMP », a écrit sur le réseau social X l’ancien rédacteur en chef du journal, Wang Xiangwei. Le South China Morning Post a pour le moment tenté de rassurer en répondant aux nombreuses demandes d’information. « Minnie Chan se trouve à Pékin mais a besoin de temps pour régler une affaire personnelle. Sa famille nous a dit qu’elle était en sécurité mais a demandé que nous respections sa vie privée », a indiqué un communiqué du journal transmis à l’Agence France-Presse. Le SCMP a par ailleurs menacé de poursuites en justice le site d’informations en ligne Hong Kong Free Press (HKFP) « compte tenu de la nature spéculative des questions envoyées et redoutant que [HKFP] ne tire des conclusions non étayées par les faits ». Il vous reste 15% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.



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