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replacer le Japon sur la carte du monde

by News7
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Une partie du Japon, vu de l’espace, en 2005. HO / AFP « Géopolitique du Japon. L’empire insulaire », de Philippe Pelletier, PUF, « Géopolitiques », 252 p., 14 €, numérique 10 €. Objet d’un engouement médiatique, la géopolitique, discipline traitant de l’interaction entre la géographie et les relations internationales, a souvent tendance à négliger l’histoire et la mémoire des peuples, pour se focaliser sur les seuls rapports de force et leurs enjeux immédiats, qui occultent leur genèse. Le mérite de Philippe Pelletier, dans Géopolitique du Japon, est de replacer le Japon contemporain dans son contexte à la fois géographique (son insularité) et historique, ce qui permet au géographe, professeur émérite à l’université Lumière-Lyon-II, de jeter un éclairage nouveau sur ses litiges territoriaux contemporains et son système de pouvoir politique. Depuis le milieu du XIXe siècle, souligne-t-il, le Japon a été le théâtre de trois événements historiques majeurs pour lui-même et pour le reste du monde. D’abord l’émergence d’une puissance « non blanche » qui, au fil d’une transformation sociale et politique (la révo­lution de Meiji, commencée en 1868) ­visant à tenir en respect l’impérialisme occidental, allait battre un demi-siècle plus tard une puissance occidentale (la Russie, en 1905). Puis ce pays fut victime des premiers bombardements atomiques, à Hiroshima et à Nagasaki (août 1945), et enfin du désastre nucléaire de Fukushima (mars 2011), révélateur de ­carences dans sa gestion du nucléaire ­civil. Aujourd’hui, le Japon, troisième économie du monde, se retrouve dans une situation inconfortable : voisin d’une Chine dont la civilisation a imprégné sa culture – au point que son nom, Nihon (« origine du soleil »), est forgé en référence à l’empire du Milieu – et devenue son premier partenaire économique, il est militairement et diplomatiquement arrimé aux Etats-Unis dans une relation asymétrique de dépendance qui ­l’entraîne au cœur du bras de fer entre Washington et Pékin. « Frontières intérieures » La mer, à la fois espace frontière et espace d’échanges, dans laquelle la souveraineté se définit moins aisément que sur terre, est au cœur de la géopolitique japonaise. L’Archipel, qui, outre ses quatre îles principales et quelque quatre cents autres, elles aussi habitées, ainsi que plusieurs milliers d’îlots et récifs, dispose d’une « zone économique exclusive » couvrant près de 5 millions de kilomètres carrés. Il est en litige frontalier avec la Chine et Taïwan (îles Senkaku/Diaoyutai), la Corée du Sud (île de Takeshima/Dokto) et la Russie (îles Kouriles). Il vous reste 35% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.



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